Sacs bananes de randonl du Temple de Jérusalem, qui n’existe plus depuis l’an 70.
C’est pourquoi le terme d’« holocauste » pour désigner la « Solution finale » est considéré par les Juifs comme un grave contresens. Les francophones européens emploient plutôt le terme de Shoah (« catastrophe » en hébreu) depuis la sortie du film Shoah de Claude Lanzmann regroupant des témoignages de rescapés des camps d’extermination. Tourné en 1985 et d’un style épuré (les images sont celles de ce qu’il restait des camps en 1985), ce film d’une durée totale de 9 h 30 a été considéré comme un événement historique et cinématographique majeur.
Le terme « Shoah » est le nom officiel que l’État d’Israël donne à la « Solution finale ». Il s’agit d’une décision du Parlement israélien (Knesset) du 12 avril 1951, à l’occasion de la fixation du jour national du souvenir (Yom Ha-Shoah Ve Mered Ha-Getaot).
Le livre de Raul Hilberg, qui fait autorité sur le sujet, s’intitule quant à lui La Destruction des Juifs d'Europe. Le monument commémoratif installé à Berlin se nomme « Denkmal für die ermordeten Juden Europas », en souvenir de « l’extermination des Juifs d’Europe ». Enfin, le terme de « judéocide » est également employé, notamment par l’historien Arno J. Mayer dans La Solution finale dans l’histoire.
Usage en français et en anglais[modifier | modifier le code]
En France, l’usage a consacré l’emploi du terme « Shoah ». Ainsi Le Petit Larousse (2008) précise-t-il à l’entrée « Holocauste » : « génocide des Juifs d’Europe perpétré par les nazis et leurs auxiliaires de 1939 à 1945 [...]. Le terme est plus couramment Shoah. » Et à l’entrée « Shoah » : « mot hébreu signifiant « anéantissement » et par lequel l’extermination de plus de cinq millions de Juifs par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale est désignée. » De même, l’Encyclopædia Universalis indique à l’entrée « Shoah » : « En hébreu, shoah signifie catastrophe. Ce terme est de plus en plus employé, de préférence à holocauste, pour désigner l'extermination des juifs réalisée par le régime nazi4. »
En anglais, le terme « Holocaust » prévaut sur celui de « Shoah » mais possède la même signification. Donald Niewyk et Francis Nicosia écrivent : « Le mot « Holocauste » désigne communément l’assassinat de plus de 5 000 000 de Juifs par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale5. »
Ces deux auteurs remarquent aussi que, par extension, le terme d’« holocauste » est parfois utilisé en anglais pour décrire le meurtre systématique d’autres groupes exterminés par les nazis, tels que les handicapés physiques et mentaux (Action T4), les dissidents politiques, les Tsiganes, les communistes, les pacifistes, les homosexuels, les Témoins de Jéhovah en tant qu'objecteurs de conscience, les Russes, les Polonais, les Serbes et d'autres peuples slaves, le nombre de victimes avoisinant douze millions. Donald Niewyk et Francis Nicosia constatent un écart entre l’acception usuelle du mot « Holocauste » (exclusivement le peuple juif) et diverses approches plus « inclusives »6. Pour leur part, ils choisissent un moyen terme comme base de travail : le critère de l’hérédité7. Ils proposent cette définition : « L’Holocauste (c’est-à-dire le génocide nazi) était l’assassinat systématique, et planifié par l’État, de communautés entières déterminées née
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